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Accompagnement des personnes cérébro-lésées

Traumatisme crânien, accidents vasculaires cérébraux, tumeurs cérébrales, malformations artério-veineuses, maladies dégénératives évolutives

Qu’est-ce qu’une cérébro-lésion ?

Il s’agit d’une atteinte cérébrale acquise aux multiples étiologies : traumatisme crânien, accidents vasculaires cérébraux, tumeurs cérébrales, malformations artério-veineuses, maladies dégénératives évolutives.

Les séquelles qui en résultent conduisent à un tableau de handicap chronique qui affecte de manière durable la qualité de vie des personnes cérébro-lésées et de leur entourage. Ces séquelles se définissent par plusieurs sphères de déficit, dont l’association est très fréquente mais à des degrés de sévérité différents.

Les déficits cognitifs et les troubles comportementaux et psycho-affectifs ont un impact majeur sur la qualité de vie évaluée par les personnes cérébro-lésées et leur entourage.

Les déficits cognitifs (neuropsychologiques) : 1) des troubles de la mémoire et de l’orientation temporo-spatiale (amnésie antérograde et rétrograde) 2) des troubles du langage (aphasie, dysarthrie) 3) des troubles de la pensée (perte de l’autocritique et du raisonnement logique, de l’élaboration de stratégies, de maintenir l’attention, lenteur de la pensée (ralentissement idéo-moteur ou «bradypsychie»).

Les séquelles comportementales :

  1. impulsivité mal contrôlée (violence verbale voire physique, colères)
  2. euphorie excessive
  3. familiarité inappropriée
  4. instabilité
  5. troubles de l’alimentation (boulimie)

L’atteinte des lobes frontaux particulièrement fréquente dans les traumatismes crâniens, faisant parler de «Syndrome frontal» est dominé par les troubles du comportement et des perturbations neuropsychologiques.

Les séquelles psycho-affectives :

  1. labilité de l’humeur
  2. anxiété
  3. apathie
  4. idées suicidaires
  5. 5) troubles du sommeil

Le traumatisme crânien, handicap invisible 

Les traumatismes crâniens représentent une « épidémie silencieuse », car peu connue, donc moins bien prise en compte. Pourtant, ils constituent la principale cause de décès et de handicaps chez l’adulte jeune. Dans la majorité des cas, ils sont la conséquence des accidents de la route, frappant surtout des adolescents et des adultes jeunes. Mais, les chutes chez les sujets âgés représentent une seconde cause, dont le nombre s’accroît avec le vieillissement de la population.

Après la réanimation et la rééducation initiale, l’autonomie physique est généralement retrouvée en une année et suscite l’espoir du blessé et de sa famille. En revanche, les conséquences mentales du traumatisme crânien sont plus difficilement récupérables. La récupération des fonctions intellectuelles (mémoire, attention, raisonnement) très généralement incomplète, s’étend, en moyenne, sur deux années. Mais, ce sont les troubles de l’humeur et du comportement qui constituent, dans le long terme, le facteur majeur du handicap. On parle de handicap invisible car le patient a retrouvé en apparence son autonomie (physique) mais ne peut retrouver un fonctionnement social, professionnel et familial normal du fait des troubles neurologiques qui eux sont invisibles.

L’environnement social (famille, amis,…) du traumatisé crânien est largement perturbé à cause des séquelles du traumatisme crânien telles que l’irritation excessive et imprévisible, les difficultés pour s’exprimer et autres symptômes.

Séquelles Cognitives : Troubles de la mémoire, troubles comportementaux, troubles de l’attention, troubles de l’exécution, troubles de la communication

 Séquelles Somatiques : Fatigue, céphalées, sensations vertigineuses, intolérance au bruit, troubles du sommeil

Séquelles Psychiatriques : Syndrome de stress post-traumatique, troubles dépressifs, troubles sexuels

L’accompagnement des traumatisés crâniens est pluridisciplinaire 

La complexité des difficultés vécues par le sujet s’explique par l’atteinte du cerveau s’exprimant non seulement sur plan organique mais aussi sur le plan intellectuel et comportemental rendant compte de la nécessité d’une prise en charge médico-sociale pluridisciplinaire (kinésithérapeute, orthophoniste, psychologue et neuropsychologue, éducateur, soignant….). Chaque patient est différent par son histoire vécue personnelle, sa personnalité propre, sa famille, et ces éléments doivent être intégrés dans la prise en charge singulière de toute personne cérébrolésée.

L’accompagnement psychologique des traumatisés crâniens

La prise en charge psychologique et neuropsychologique des personnes cérébro-lésées et de son entourage est primordiale.

Le suivi neuropsychologique a pour objectifs de suivre l’évolution des troubles cognitifs, affectifs et comportementaux par des évaluations, mais a une visée réadaptative également. Il s’agit d’entendre et recueillir la plainte, mettre en évidence d’éventuels troubles, d’en préciser la nature,  de déterminer les processus altérés ou dysfonctionnels et les processus fonctionnels, de définir les aides possibles.

Concernant les aspects rééducatifs et réadaptatifs, 2 aspects sont travaillés : le versant cognitif et le versant psychique.

 

Pour le versant cognitif les objectifs sont :  

  • un réentraînement de la fonction altérée quand c’est possible,
  • l’optimisation des capacités pour trouver d’autres manières de faire, et l’utilisation de moyens palliatifs comme les aide-externes,
  • un travail écologique sur certaines incapacités avec une recherche et une élaboration commune des moyens de compensation, de contournement

 

Pour le versant psychique,  il s’agit de la prise en compte la dimension psychique, d’un travail de méta-psychologie, d’un rôle de soutien psychologique, d’un travail sur les interactions sociales, d’un rôle d’information et de conseil pour le patient… et pour l’entourage.