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Prise en charge des victimes de manipulateurs et Pervers Narcissiques (PN)

Thérapies individuelles, groupes de parole, conférences et informations

Définitions

Manipuler : Amener insidieusement quelqu’un à tel ou tel comportement, le diriger à sa guise ; manœuvrer. Manipuler mentalement quelqu’un exige de le piéger et de le tromper : pour le contraindre à dire une chose qu’il ne voulait pas dire, pour le contraindre à faire quelque chose qu’il ne voulait pas faire. S’il y a manipulation, il y a victime. La manipulation mentale implique un dominant et un dominé. Elle crée un déséquilibre dans la relation de communication et un sentiment de mal-être, voire de dépendance, pour le dominé.

Manipulateur : Quelqu’un qui use de techniques de manipulation mentale. Le manipulateur tente d’amener les autres à faire ou dire les choses à sa place, ou bien d’amener les autres à donner, sans donner lui-même en retour. La manipulation peut être « simple » pour obtenir ponctuellement quelque chose, ou bien il peut y avoir une relation d’emprise. Une personne est manipulatrice à partir du moment où, autour d’elle, des gens se trouvent victimes de ses agissements.

Le passif-agressif

Il regroupe un ensemble d’attitudes dites passives qu’il exprime indirectement par une hostilité cachée, qui n’est donc pas assumée ou vécue : rancune, frustration, haine, colère, malaise relationnel… Les attitudes passives consistent en diverses formes de résistance, d’impuissance apparente ou d’évitement dans les activités et relations interpersonnelles. Il s’agit d’un mécanisme de défense qui, le plus souvent, n’est que partiellement conscient. Une personnalité passive-agressive n’exprime extérieurement son agressivité qu’à travers une façade passive.

Le manipulateur

Il est à la recherche de son bénéfice personnel, de ses intérêts, sans se préoccuper du désagrément qu’il cause à autrui. Narcissique, il est guidé par le pouvoir, le gain, la reconnaissance personnelle, la renommée. Il manipule de façon instinctive pour son propre bien. Avoir ce qu’il veut est son objectif principal, peu importent les moyens qui justifieront ses actions. Son intention n’est pas de faire du mal, mais de se faire du bien. Mais par définition, la manipulation fait souffrir. 

Le manipulateur pervers ou Pervers Narcissique (PN)

Il manipule de façon plus ou moins consciente, mais ne nie pas qu’il fait du mal. Son objectif n’est pas de jouir du mal qu’il fait aux autres (caractéristique du psychopathe) mais de jouir du contrôle absolu qu’il a sur les autres. Plus précisément, il prend plaisir à voir la souffrance de quelqu’un tombé sous son emprise. Cette soif de domination provient d’un narcissisme maladif. Le manipulateur pervers rentre dans la bulle émotionnelle de sa victime et s’empare de ses émotions intimes, pour prendre le pouvoir sur elle.

Les sous-types de manipulateurs

  • Le manipulateur sympathique : il est souriant, amical, extraverti, bon vivant… mais il s’en sert pour augmenter son influence sur les autres.
  • Le manipulateur séducteur : il est doté d’un physique attrayant, il a «du charme», il regarde dans les yeux, pose des questions embarrassantes, reste mystérieux et se sert de la séduction pour prendre ce qu’il veut des autres.
  • Le manipulateur altruiste : il fait beaucoup pour les autres, se rend indispensable et joue le « sauveur ». Il fait tout, paye tout, sans que nous ayons à le lui demander, mais on ne peut rien lui refuser car il joue sur le principe de réciprocité. Le «donneur» maintient le «receveur» dans une position de débiteur.
  • Le manipulateur cultivé : il se donne beaucoup de mal pour se créer une certaine culture générale afin d’impressionner les autres, résultat : nous n’osons pas lui poser de questions par peur de paraître stupides, et c’est justement là son objectif. Nous le plaçons sur un piédestal et mettons davantage en doute nos dires, nos pensées, nos opinions… que les siens.
  • Le manipulateur timide : il se cache derrière les autres, il est silencieux, se fait presque oublier… mais il se sert d’intermédiaires pour atteindre et blesser les autres, car il n’est jamais frontal ni direct.
  • Le manipulateur dictateur : ses critiques, ses attaques et ses comportements sont souvent violents. Il est craint par son entourage, c’est comme cela qu’il obtient ce qu’il désire. Il provoque la peur et la soumission et impose sa domination dans un rapport de force continu.

Les 14 caractéristiques principales du PN (Lecart, 2017)

  • Isoler la victime au fil du temps (famille, amis, collègues…) en semant le doute envers son entourage et en s’arrangeant pour provoquer des conflits.
  • Semer progressivement la confusion dans le « self » (soi) de la victime (elle ne sait plus qui elle est, perd ses croyances existentielles et ses valeurs profondes), c’est la perte de soi.
  • Traiter régulièrement la victime de folle (psychiatrique), d’hystérique ou de perverse narcissique (projection) afin de la discréditer et la pousser à bout.
  • Se considérer comme la victime des autres (et le croire réellement, paranoïa).
  • Entrainer la victime dans la souffrance, l’isolement et la dépression (afin de ne pas y être seul, car le PN est en réalité un dépressif latent).
  • Être « parfait » avec tout le monde, sauf avec la victime (ainsi quand elle voudra demander de l’aide, personne ne la croira).
  • Faire en sorte de toujours garder le contact ou des liens avec ses ex-partenaires affectifs (afin de pouvoir revenir en cas de besoin, de solitude ou de besoin de détruire).
  • Admirer sa victime (c’est pour cela que le PN l’a choisie) autant que la détester (car il est jaloux de ce qu’elle est), c’est le processus d’idéalisation/désidéalisation.
  • Être en quête perpétuelle de plus de pouvoir, de reconnaissance et d’argent, et mettre les moyens qu’il faut (même immoraux) pour y arriver.
  • Pousser psychologiquement à bout la victime afin qu’elle ne se reconnaisse plus elle-même, qu’elle se déteste et les autres aussi.
  • Être infidèle, afin de ne jamais être seul (toujours avoir un plan B) si la victime se rend compte de la perversion, ou tout simplement pour tromper et trahir (je ne suis à personne, mais vous m’appartenez).
  • Alterner le chaud et le froid (aimer/détester, admirer/mépriser, flatter/détruire, je veux/je ne veux plus…).
  • Faire de rares « fenêtres » en parlant véritablement d’eux-mêmes, ce qui met la victime sur la piste sans jamais rien avouer (« je t’ai trompé hier soir, non j’rigole », « je suis dépressif au fond, tu ne devrais pas rester avec moi », « parfois on me dit que je suis manipulateur », « je sais qui je suis et ce que je suis est toxique », « tu as allumé la mèche sans regarder le baril de poudre qu’il y avait derrière »).
  • Mettre en place une relation d’emprise dès le début qui rendra la victime dépendante et incapable de quitter le PN malgré toute sa volonté (on est avec moi ou contre moi).

Classification diagnostique du Pervers Narcissique (PN)

Le « Pervers Narcissique » ou « PN » est la dénomination utilisée en psychanalyse, c’est également la plus répandue. Dans la classification internationale du DSM (5ème version parue en 2013), le Pervers Narcissique est diagnostiqué sous le terme de « Trouble de la personnalité narcissique » et se trouve dans la catégorie du Groupe B des « Troubles de la personnalité », avec la personnalité antisociale, la personnalité borderline et la personnalité histrionique… C’est donc un trouble reconnu, au même titre que les autres troubles de la personnalité.

Dans le DSM-5, le trouble de la personnalité narcissique est décrit comme un mode général envahissant de grandiosité, de besoin d’être admiré et de manque d’empathie. Les individus qui ont cette personnalité ont un sens grandiose de leur propre importance. Ils surestiment habituellement leurs capacités et exagèrent leurs réalisations, ce qui les fait paraître vantards et prétentieux. Ils supposent que les autres auront la même estime pour leur activité et peuvent s’étonner que les louanges qu’ils attendent et pensent mériter fassent défaut. L’exagération de leur propres réalisations s’accompagne souvent d’une sous-estimation (dévalorisation) implicite de la contribution des autres. Ces personnes sont souvent préoccupées par des fantasmes de succès sans limite, de puissance, d’éclat, de beauté ou d’amour idéal. Elles peuvent ruminer sur l’admiration et les privilèges qu’elles devraient recevoir depuis longtemps déjà et elles se mettent au même niveau que des gens célèbres ou haut placés.

Les individus qui ont une personnalité narcissique pensent qu’ils sont supérieurs, spéciaux ou uniques et ils s’attendent à ce que les autres les reconnaissent comme tels. Ils pensent parfois qu’ils ne peuvent pas être compris et entourés que par des gens qui sont eux-même spéciaux ou ont un statut élevé et disent que leur entourage est « unique », « parfait » ou « brillant ». Ils estiment que leurs besoins sont spéciaux et ne peuvent pas être compris par les gens ordinaires. L’estime d’eux-mêmes est accrue (en miroir) par la valeur idéalisée qu’ils attribuent à ceux qu’ils fréquentent. Ils insistent typiquement pour que seuls les « meilleurs » (médecins, avocats, coiffeurs, ou instructeurs) s’occupent d’eux et ils ne peuvent relever que des « meilleurs » institutions. Ils dénigrent en revanche la qualification de ceux qui les ont déçus.

Caractéristiques d’une victime de manipulateur

  • La personne ressasse des échanges passés avec le manipulateur.
  • Elle parle constamment de cet individu perturbant.
  • Elle devient anxieuse (ou l’est davantage).
  • Elle a des troubles du sommeil.
  • Elle subit des réactions psychosomatiques dont certaines se chronicisent.
  • Elle perd confiance en elle et donc n’agit plus spontanément.
  • Elle doute de ses perceptions et de ses opinions.
  • Elle ne s’exprime plus librement (ou le fait encore moins).
  • Elle renonce à poser des limites ou à refuser.
  • Elle cède sur l’insistance du manipulateur malgré une première résistance.
  • Ses décisions ne sont plus logiques.
  • Elle se sent démunie.
  • Elle perd énormément d’énergie lors de discussions et en fin de journée.
  • Elle a du mal à se concentrer et à être aussi performante que son potentiel le lui permettrait.
  • Elle cache sa réalité douloureuse ou honteuse aux autres.
  • Elle se culpabilise de la situation et pense qu’elle peut rétablir l’équilibre seule.
  • Elle garde l’espoir d’un retour à la normale, mais tombe en dépression sans même s’en rendre compte.
  • Elle peut avoir des «envies de meurtre» ou plus exactement rêver que l’individu disparaisse d’un coup de la planète (par accident, le plus souvent).
  • Elle peut être assaillie par des pensées suicidaires.
  • Elle peut se suicider.

Comment devient-on victime ?

Ce ne sont généralement pas les victimes qui choisissent les manipulateurs, mais bien les manipulateurs qui repèrent et choisissent soigneusement leurs victimes. Bien avant qu’elles n’aient eu le temps de le remarquer, le manipulateur a déjà choisi sa proie. Rien ne l’arrêtera avant qu’il n’ait entièrement séduit sa victime. Il utilisera toutes les techniques de manipulation en son pouvoir pour la séduire et la mettre en confiance, puis, sous relation d’emprise. La première question est donc plutôt : « Quand m’a-t-il repéré ? ». Puis : « Que veut-il chez moi ? ». C’est simple, prenez votre atout principal, votre caractéristique la plus noble, votre qualité la plus évidente, c’est probablement ce dont le manipulateur a voulu s’emparer, pour le détruire ou s’en servir comme faire-valoir aux yeux des autres quand vous étiez à ses côtés. Les manipulateurs sont narcissiques, ils veulent donc être les meilleurs. Ainsi, ils choisissent des personnes « faire-valoir » (des trophées) qui les mettent en valeur, ou qui ont des atouts qu’ils vont pouvoir copier et vampiriser. Ils sont à la fois reconnaissants que les victimes les aident dans leur narcissisme, et en même temps jaloux, car ils sont vides et pensent ne jamais pouvoir avoir ces qualités. Ils sont jaloux et haineux de ce qu’ils n’ont pas. Leur ambivalence s’inscrit dans cet amour/haine, idéalisation/désidéalisation, admiration/jalousie. Dans un deuxième temps, le manipulateur va prendre le « masque » qui plaît le plus à sa proie pour la séduire, il est donc difficile de résister. Dans un troisième temps, le manipulateur va créer une période « lune de miel » durant laquelle tout sera parfait, afin de faire entrer la victime dans une relation d’emprise, et il est à ce moment là très difficile, souvent impossible, de savoir que ce n’est pas réel. Par la suite, dans la relation d’emprise, la victime est hypnotisée par la personne idéale qu’elle a rencontrée et elle a du mal à réaliser que cette personne n’existe pas. D’autant plus que le manipulateur oscille entre le chaud (gentillesse) et le froid (cruauté). Alors, quand sortir de la spirale perverse, puisque toutes les phases sont faites pour ne pas pouvoir s’en défaire ?

Pourquoi c’est si difficile de sortir d’une relation d’emprise ?

C’est (très) difficile de sortir d’une relation d’emprise car les victimes sont éprises de la personne qu’elles croient avoir rencontrée au tout début, persuadées que sa « face méchante » est une erreur et qu’elle s’en ira bientôt. Et qu’à chaque fois qu’elle réapparaît, c’est une erreur (« il est stressé, en ce moment », « il est fatigué »…). Il n’y a pas d’excuses à être méchant, violent ou cruel. Cela ne doit pas se produire, même avec des excuses. Aux premières manifestations de cruauté de quelqu’un, il faut prendre de la distance. Il ne faut pas regarder comment le bourreau vous séduit, se rattrape ou se rachète. N’écoutez pas les paroles, regardez les actes. Personne ne devrait avoir à subir de la violence, d’aucune sorte (physique, psychologique, verbale, sexuelle, économique). Et aucune parole, aucun bijou, aucun voyage ou aucune promesse ne peut rattraper ce qui a déjà été fait. Si l’on devient victime d’un manipulateur, c’est tout d’abord parce qu’il a tout fait pour que l’on tombe sous le charme. Enormément de personnes se font avoir, de tous âges, niveaux intellectuels et socio-culturels. Il faut donc déculpabiliser, mais prendre rapidement la décision, lorsque la manipulation a été identifiée, de quitter cette relation toxique. Malgré les bénéfices secondaires, il est important de décider de se respecter et de ne pas permettre au manipulateur d’aller plus loin. La relation d’emprise est bâtie sur l’espérance, le fantasme, l’espoir que la personne idéale existe réellement. Le pervers se sert des idéaux de sa proie. Si la victime apprend à se connaître via un travail personnel, elle pourra identifier ses attentes, ses fantasmes, mais aussi ses failles narcissiques et ainsi, ne plus se faire avoir par le manipulateur. Il est important de se rappeler que la personne parfaite n’existe pas. Il est nécessaire de se résigner à faire le deuil de la relation idéale, du prince charmant, car c’est toujours difficile quand on croit l’avoir trouvé. Mais il faut se rappeler qu’un individu parfait ne peut que surjouer, donc probablement ne pas être sain. Ce sont toutes vos faiblesses et vos doutes qui font de vous quelqu’un de bien, de normal, de sain.

Les conséquences de la manipulation et de la perversion

Les conséquences psychologiques sur les victimes de manipulateurs et de Pervers Narcissiques sont très graves. Pendant la période « lune de miel », tout va très bien. Les victimes sont mises en valeur, elles se sentent aimées, appréciées, elles ont trouvé le partenaire, l’ami ou l’associé parfait. Puis vient le jour où tout bascule, le manipulateur fait une crise et on ne l’avait jamais vu comme ça auparavant. Cela semble ponctuel, il se calme, demande pardon et tout repart. Pourtant, par la suite, il refait des crises (colère, culpabilisation, agressivité, violence, jalousie…), mais demande pardon à chaque fois. Il peut être violent et même frapper physiquement, ce qu’il n’avait jamais fait jusque-là. Puis les crises se font de plus en plus fréquentes et la vie avec le manipulateur devient un cauchemar. Les bons moments sont plus rares que les crises : depuis le moment où tout a basculé, il est plus souvent méchant que gentil. Les mois passent, les années, avec une alternance de bons moments et de moments de crises, pleines de jalousie, de violence, d’accusations, de reproches, d’insultes. La victime ne reconnaît plus la personne qu’elle a choisie et se pose des questions. Elle commence à rentrer dans une déprime, voire, sur du long terme, dans une dépression. L’estime de soi est très attaquée et elle baisse progressivement. La victime ressent également de la honte quand elle réalise qui est vraiment la personne et qu’elle ne « reviendra pas ». Elle se demande : pourquoi ne s’en est-elle pas aperçue plus tôt ? Pourquoi n’est-elle pas partie avant ? Pourquoi a-t-elle laissé faire ? Pourquoi s’est-elle laissée isoler ? Beaucoup de remises en question qui ne font que diminuer d’autant plus l’estime de soi. La victime ressent également de la culpabilité de s’être fait avoir, d’avoir éloigné ses amis ou ses proches, d’avoir cru aux mensonges. C’est la manipulation à distance qui continue. Les victimes ne sont pas responsables. C’est l’œuvre de la perversion.

  • Les conséquences psychologiques : manque croissant de confiance en soi, sentiment d’infériorité, culpabilité, perte des repères, tendance à la rumination mentale, honte, cauchemars, état de stress, anxiété, irritabilité, état dépressif, crises d’angoisse.
  • Les conséquences physiologiques : troubles du sommeil, troubles de l’appétit, maux de tête, douleurs abdominales, fatigue, réactions cutanées, somatisation, insomnies.
  • Les conséquences sociales : isolement, repli, perte de contact avec les amis, rupture avec la famille, diminution, voire arrêt des sorties extérieures.
  • Les conséquences professionnelles : troubles de la mémoire, troubles de la concentration, troubles de l’attention, ruminations, erreurs professionnelles, mise en doute de ses propres compétences, baisse de confiance en soi.

Comment détecter un manipulateur ?

  • Il ne répond jamais de façon précise à une question. Participe à une conversation sans adhérer au sujet.
  • Il tient un discours différent selon ses interlocuteurs. Émet souvent des opinions contraires au groupe.
  • Il plaisante alors que la conversation est sérieuse. Est sérieux alors que la conversation est futile.
  • Il monte les gens les uns contre les autres et détruit régulièrement l’ambiance du groupe.
  • Il casse une conversation lorsqu’il arrive afin de se retrouver au centre de cette conversation.
  • Il est absent le jour où l’on a vraiment besoin de lui. Mais est présent pour toutes les choses peu importantes.
  • Après avoir accepté un engagement, il ne le tiendra pas ou agira différemment de ce qui était prévu.
  • Il donne une image parfaite de lui, mais critique et dévalorise les autres pour mieux se valoriser lui-même.
  • Paraît sympathique au premier abord, mais vous déçoit lorsque vous le connaissez mieux.
  • Il affiche régulièrement un sourire de façade, avant d’être désagréable au premier reproche.
  • Il est imprévisible dans ses propos et ses réflexions, au point de déstabiliser les gens autour de lui.
  • Il se mêle de choses qui ne le regardent pas et juge souvent les comportements des autres.
  • Il est incapable d’avoir une conversation avec une personne sans culpabiliser cette dernière.
  • Il parle lorsqu’on demande le silence et se tait lorsque chacun est appelé à mieux s’exprimer.
  • Il émet une idée forte dans une conversation, avant de partir ou de ne plus rien dire du tout.
  • Dans un groupe, il agresse quelqu’un sur un sujet de son choix pour s’en servir comme faire-valoir.
  • Il est incapable de reconnaître ses torts et soutient l’avis qu’il a exprimé, même mis devant la vérité.
  • Il reporte ses fautes sur les autres ou va mentir pour se justifier dès qu’on lui fait un reproche.
  • Il aime se faire plaindre, se mettre au centre de tout, et ne supporte pas d’être dépassé par les autres.

Pour identifier l’emprise, posez-vous les questions suivantes :

 

  • Est-ce que je mène la vie que j’aime ? Ou quelqu’un mène-t-il ma vie ?
  • Est-ce que je réagis par rapport à moi ? Ou quelqu’un d’autre réagit-il pour moi ?
  • Est-ce que je guide ma vie tout seul ? Ou quelqu’un guide-t-il ma vie ?
  • Est-ce que j’agis comme je l’entends ? Ou quelqu’un agit-il à ma place ?
  • Suis-je autonome dans ma pensée ? Ou quelqu’un pense-t-il pour moi ?

Perversion et justice

Le diagnostic de perversion narcissique n’étant pas reconnu, le renvoi à une telle qualification n’a pas de fondement juridique. Néanmoins, il existe des acceptations ou des consensus dans la présentation d’un diagnostic de structure perverse, qui font le lien entre l’état et l’acte commis. D’après Daniel Ajzenberg, cela nécessite « la certitude que la perversion s’est structurée dans le passage à l’acte qui a été commis ». D’autre part, la nature de l’acte peut renvoyer au harcèlement moral décrit par Marie-France Hirigoyen en 1998, et dont les termes ont été repris dans le code du travail français par exemple (article L 1152-1), ou au harcèlement ainsi défini par le code pénal français (article L 222-33) : « Le fait de harceler autrui par des agissements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel, est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. »

Pour avoir des conseils juridiques dans le cadre d’une relation affective toxique, vous pouvez contacter de notre part (Centre de Thérapies Intégratives et Nouvelles Technologies) M. Benoit Lemogne du Cabinet Divorce Consulting au : 06.60.26.13.22.

EN RÉSUMÉ

Comprendre le Pervers Narcissique (PN) :

  • Il ne sait pas vraiment qu’il manipule, il le sait plus ou moins mais la conscience est partielle, c’est inné et instinctif.
  • Il est profondément triste depuis qu’il est petit, c’est un dépressif latent. Sa perversion lui sert à ne pas sombrer (en faisant sombrer les autres avant lui/à sa place).
  • C’est un trouble de la personnalité donc on ne ne peut pas le soigner totalement, mais on peut réduire les symptômes avec une thérapie.
  • Il est fusionnel et phobique de la solitude, il fait tout pour être en permanence en lien affectif (en couple).
  • Il est très infidèle et a généralement plusieurs partenaires en même temps (afin de ne pas être seul s’il y en a une qui découvre que c’est un manipulateur et décide de le quitter).
  • Il se sent persécuté par les autres, manipulé par ses partenaires, il est paranoïaque.
  • Il est jaloux et possessif, en raison de sa paranoïa et parce qu’il ne croit pas en l’autre, il ne connait pas la confiance. Il contrôle l’autre qui lui appartient, dans une relation d »objet ».
  • Il n’a pas d’empathie, il est trop auto-centré (narcissique) pour ressentir les émotions ou le mal qu’il fait aux autres, il peut donc être dangereux. Selon la gravité de sa pathologie, le PN peut passer à l’acte (violences physiques, féminicides…).

Associations et appels gratuits

 

Mon Roi

Film sorti en Octobre 2015. Durée : 2h10 min. Drame, Romance. De : Maïwenn. Avec : Vincent CAssel, Emmanielle Bercot, Louis Garrel. Nationalité : Français.

Synopsis
Tony est admise dans un centre de rééducation après une grave chute de ski. Dépendante du personnel médical et des antidouleurs, elle prend le temps de se remémorer l’histoire tumultueuse qu’elle a vécue avec Georgio. Pourquoi se sont-ils aimés ? Qui est réellement l’homme qu’elle a adoré? Comment a-t-elle pu se soumettre à cette passion étouffante et destructrice ? Pour Tony c’est une difficile reconstruction qui commence désormais, un travail corporel qui lui permettra peut-être de définitivement se libérer …

Respire

Film sorti en Novembre 2014. Durée : 1h32 min. Drame. De : Mélanie Laurent. Avec : Joséphine Japy, Lou de Laâge, Isabelle Carré. Nationalité : Français.

Synopsis
Charlie, une jeune fille de 17 ans. L’âge des potes, des émois, des convictions, des passions. Sarah, c’est la nouvelle. Belle, culottée, un parcours, un tempérament. La star immédiate, en somme. Sarah choisit Charlie. Une relation toxique se met alors en place dans une boucle qui ne s’arrête plus…